Titre : Je ne veux plus être un danger pour les autres
Ecrit en orange ( pour changer) : Récit racconté par moi
Ecrit en noir : Dialogue, prénoms écrits en gras. ( j'écrirais mon prénom en toutes lettres et non avec MOI : ...)
Le bruit des vagues se brisant sur la falaise, quelques gouttes arrivent jusqu'à mon visage, le vent souffle dans mes cheveux, les faisant tourner dans tous les sens,j'entends le cri des oiseaux qui migrent vers un pays lointain et plus chaud.
Je ne ressens plus rien, si ce n'est l'envie de disparaître, le besoin de m'effacer.
Je m'avance, mes pointes de pied dépassent de la falaise, le sol craque sous mes pieds, quelques morceaux de pierres se détachent et tombent de ce précipice.
J'ai mal, je touche mon front, il me pique, cette affreuse blessure s'est rouverte, de plus personne ne m'a soignée et elle s'est infectée.
Je déglutit et j'essaie de faire abstraction de la douleur, mes yeux se ferment, je respire profondément l'air iodé.
Vous devez vous demander ce que je fais plantée là, à attendre, mais je n'attend rien.
Je veux sauter, pourquoi ?
Je replonge dans mes souvenirs. _____ Quelques jours auparavant _____
Après m'être levée, habillée et lavée, je pris mon petit-déjeuner seule, mes parents étant morts, je me suis réveillée un matin et ils étaient étendus au sol, gisants dans leur propre sang.
Toute souriante, je m'en allait faire les courses, je sortis de ma maison, les habitations devant moi étaient brulées, celles de gauches avaient tous les carreaux cassés et celles de droite étaient couvertes de sang, seule ma maison était encore en parfait état, les pompiers finissaient d'éteindre le feu des maisons d'en face et la police ainsi que les services médicaux sortaient les cadavres des habitations situées de part et d'autre de ma maisonnette, mon sourire s'estompa et mon sang perdit sa chaleur, je déglutit et avança à travers les voitures de police et de pompiers, je me sentais mal, pourquoi ma maison était la seule à n'avoir subi aucun trouble, je me faufilais à travers les différents médecins et policiers qui ne faisaient pas attention à moi, quand un malaise me pris, des regards, une masse de regards posés sur moi, c'est ce que je ressentis en passant sous le fil jaune à l'éffigie de la police.
Je levai les yeux pour voir une foule immense, certainement tout le village s'était réuni ici, devant cette scène de désastre, de massacre, et moi, face à eux tous, ces regards lourds posés sur moi, parmi tous, j'apperçus Naruto et Sasuke, un sourire étira mes lèvres et j'avançais vers eux mais leurs regards s'emplirent de peur et de haine et ils disparurent parmi tous ces gens.
Je voulais aller les chercher mais quelque chose me disait que ce n'était pas une bonne idée, j'avançais donc le regard bas pour aller faire mes achâts, la foule s'écartait sur mon passage, comme la neige disparaissait à l'apparition du soleil.Personne 1 : Regardez-la !
Personne 2 : Quand je pense qu'elle..
Personne 3 : Chuut ! Laise-la passer et tais-toi !
Personne 1 : Il a raison, elle risquerais de...
Personne 3 : Mais taisez-vous bon sang !
Mais qu'est-ce qu'ils ont tous ?
Et pourquoi ils me fuient comme ça ?
Peu importe, ils doivent sûrement être dégoutés que je sois la seule à n'avoir rien eu, ils me détestent, et je les hais encore plus de toute façon, à part Naruto et Sasuke, je n'ai pas d'amis, de plus, Sasuke ne m'apprécie pas plus que ça mais lui et Naruto sont inséparables et comme Naruto est la seule personne qui m'ai adressé la parole depuis que j'habite ici, Sasuke est obligé de me supporter, mais je pense que le regard qu'ils m'ont lancé tout à l'heure ne sera pas définitif, ça arrive à tout le monde de se disputer.
J'arrive au niveau de la rue commerçante, et là aussi les passants s'écartent sur mon passage, je suis sur le point de rentrer dans la boutique d'alimentation quand je vois le panneau Ouvert, passer à Fermé. Tant pis, je passe au suivant, et c'est comme celà tout le long, je décourage, je rentre chez moi poser mon sac de courses qui est vide puis je ressort faire un tour pour penser à autre chose.
Je vais dans les hauteurs du village, je marche sur les collines, un vent lèger vient s'engoufrer dans mes cheveux, je souris, c'est si agréable, je me sens légère, je me laisse tomber au sol et je regarde les nuages défiler, ils vont vite, le vent les pousse.
J'en observe un en particulier car sa forme m'intrigue, et petit à petit il prend la forme d'un corps mutilé, puis plus rien, mon regard s'assombrit, mais qu'est-ce qui s'est passé ?
J'ai l'impression que je suis impliquée d'une manière ou d'une autre à cette affaire .Ploc !
Une goutte d'eau est tombée sur ma joue, je me redresse pour voir que le ciel s'est assombri, en si peu de temps, le vent souffle tellement fort qu'il a amené le mauvais temps. Je me lève et commence à marcher en direction du village pour rentrer chez moi, les gouttes tombent de plus belle, et plus j'accélère le pas, plus la pluie redouble d'efforts, le ciel gronde et des éclairs zèbrent le ciel, je ralentis un peu, les éclairs cessent, je ralentis encore, la pluie devient plus fine, je fronce les sourcils. Ce n'est pas normal, le monde se retourne contre moi ou quoi ??
Je me remet à courir et la pluie reprend de plus belle suivie de grondements indéfinissables.
J'arrive chez moi, je referme la porte et vois une missive posée au sol, quelqu'un a dû la glisser sous la porte, je l'ouvre et vois écrit en lettres couleur de sang : Disparais ! Meurs sale monstre !
La peur et l'effroi s'emparent de moi, je laisse tomber la lettre.
Je sers les poings, la haine prend place sur mon visage et puis plus rien. _________________
J'entends le vent qui souffle, j'ouvre les paupières, je vois des personnes étendues devant moi, et de la poussière, je me redresse, me voilà assise, je regarde autour de moi, quatorze non quinze cadavres mutilés et déchiquetés autour de moi, des larmes me montent aux yeux, il n'y a que ces corps et moi, au milieu, je veux enfouir ma tête dans mes mains et je les vois dégoulinantes de sang frais, un cri s'échappa de ma bouche.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi je suis la seule à avoir survécu, une fois encore ?
J'entends un autre cri, mais pas le mien cette fois, je me retourne rapidement pour appercevoir une villageoise, je me lève et m'avance vers elle, je suis paniquée, j'ai besoin d'une explication, mais quand je commence à m'approcher, je vois le terreur dans ses yeux, elle recule et j'avance, elle se baisse et ramasse une pierre à proximité et me la lance au visage, elle heurte ma tête et je m'écroule sur le dos.
J'entends des voix, j'ouvre les yeux et je vois des voitures de police, je me redresse, j'entends encore un cri, tout le monde se tourne vers moi, dix des quinze cadavres ont disparu, ils ont sûrement été enmenés, je vois des gens vêtus de blanc avec des masques sur la figure, il font des prélèvements et toutes sortes de choses. Policier 1 : D'après les premiers résultats, ce massacre a eu lieu ce matin, il y a 5 ou 6 heures.
Policier 2 : Plus le massacre d'il y a deux jours, découvert hier matin, ça fait beacoup.
Je m'appuie sur mes avant-bras et me lève, tout le monde me regarde, ils sont pétrifiés, je commence à avancer au milieu de ce masacre. Je ne vois plus rien, je me tâte le visage et je sens un liquide chaud sur mes mains, je messuie les yeux avec le revers des mains puis je les regarde, je palis, c'est mon sang !
C'est lorque la villageoise m'a lancé une pierre, elle m'a ouvert la tête, ça saigne abondamment mais je n'ai pas mal, je passe sous les banderoles étendues par la police, les gens, une fois de plus, se dispersent sur mon passage, je baisse la tête et en marchant je vois mon sang qui tombe par terre. J'entends mon prénom, je lève les yeux et j'aperçois Naruto et Sasuke, ils me regardent, ils sont tout pâles, c'est parce que je suis couverte de sang, j'espère qu'ils sont contents de me voir, j'ai survécu.Sakura : Konnichiwa ! Je dois faire peur avec tout ce sang sur moi ...vous n'êtes plus fâchés ? Parce que hier vous êtes partis sans m'adresser la parole, ça arrive à tout le monde d'avoir une baisse de moral ( souris) On va se promener ?
Naruto ( voix tremblante) : Tu...ne lis pas les journaux ? Il s ne parlent que de l'incident d'hier et les prochains parleront de celui d'aujourd'hui !
Sakura ( m'approche d'eux) : Nan ! Personne ne m'a laissé entrer dans les boutiques.
Je m'approche d'eux et il reculent, toujours en me faisant face, mais qu'est-ce qu'ils ont bon sang, je bondis en avant pour m'approcher plus près mais ils se déplacent vite pour m'éviter.Sasuke ( recule vite) : Reste où tu es ! On a pas besoin d'être si près pour discuter...
Sakura : Mais...je ne comprends pas...si c'est tout ce sang qui vous perturbe, je vais aller me faire recoudre la tête et puis on pourra discuter.
Naruto : Ils n'accepterons pas de te guérir...
Sakura ( étonnée) : Ah bon ?
Sasuke ( lui tend le journal mais retire sa main dès que je le touche) : Regarde ça !
Je lis les grandes lignes mais je n'y comprends absolument rien, ils parlent du monstre de la maison n°9 de la rue Senju,
c'est mon adresse, c'est bizarre.Sakura : Je...je n'y comprends rien...ces massacres, pourquoi j'y serais liée ?
Naruto ( déglutit bruyamment) : Mais Sakura, c'est toi qui as tué tous ces gens, sans état d'âme apparemment, toutes les maisons autour de la tienne, aucun habitant n'a survécu, tu as tué plus de quarante personnes...
Sakura : Non tu mens ! C'est une coïncidence si ils sont morts et si j'ai survécu !
Sasuke : Comment expliques-tu que tu te trouvais au milieu de ces gens aujourd'hui, comme par hasard cette fois-ci tu as aussi survécu.
Sakura ( hurle): C'est possible !! Et alors,ça vous gêne que je sois vivante hein ? Dites-le...répondez-moi bordel, vous avez été mes amis pendant des années, on a passé des examens ensemble et là vous êtes en train de me détester, c'est quoi ça hein !!?!!
Naruto ( calmement) : Non Sakura, on t'a toujours haï avec Sasuke mais il fallait être trois pour passer l'examen dont tu parles, et il n'y avait que toi qui était seule, on ne voulait pas être amis avec toi, d'ailleurs on ne l'a jamais été.
Sakura : Notre amitié...notre amitié n'était pas fausse...
Sasuke : TON amitié Sakura, tu es la seule à y croire.
Naruto : Tu as tué tous ces gens, tu es un monstre, tu es une erreur, et par dessus tout, ces massacres ne sont pas les premiers que tu exécutes, ça a déjà commencé, et tu sais par qui ?
Tes parents Sakura, c'est toi qui les as tué, quand tu es en colère tu ne te contrôles plus, tu es schizophrène Sakura, ta seconde personnalité prend le dessus quand tu es triste ou en colère.
Sakura ( pleure) : Noooonnn !!
Je fonds en larmes et pars en courant, ils s'écartent pour me laisser passer et je cours, cours encore et encore, je sens mon sang qui coule de plus belle, et avec, mes larmes, je ne sais pas où je vais, après des heures à courir, je m'écroule de fatigue.
Le chant des oiseaux, c'est tellement agréable, je n'y faisais même plus attention, je me relève, et je vois au sol, une flaque de sang assez vaste, mécaniquement, je touche mon front et je sens une croute, c'est tout chaud, et je pense que ça s'infecte car ça me pique affreusement, j'essuie mon pantalon et repars en direction du village, mais où suis-je, je regarde à gauche, puis à droite, qu'est-ce que je fais là ?
Je sais, je suis partie en courant quand Naruto et Sasuke m'ont dit....aïe mon coeur, ça fait mal, mal de penser et de savoir que personne en ce monde n'a besoin de moi, cette douloureuse solitude me ronge, un jour je serais anéantie, il faut que cela cesse.
Je lève les yeux vers le ciel, il est d'un bleu si pâle, et quelques trainées de nuages le traverse, je vois tout un bloc d'oiseaux en forme de V se diriger vers le soleil, ce sont des mouettes...
Des mouettes ? Mais ça veut dire que j'ai couru si loin que je suis au bord de la mer, ou tout du moins pas très loin, c'est décidé, je vais les suivre.
Je serre mes poings et je cours, je sens mes muscles qui se contractent, ça me fait mal, pas étonnant j'ai tellement couru que mes jambes n'en peuvent plus mais je dois tenir le coup, cette douleur n'est rien comparée à celle que j'ai enduré autrefois.
Je suis les mouettes sans m'arrêter, la terre devient de plus en plus plate, j'arrive bientôt au bord de la mer, j'entends le vent qui crie, un zéphir qui hurle et qui fait s'envoler les feuilles .
La grande bleue....j'y suis, le soleil miroite à l'horizon, cette ligne droite où on dirait que l'eau tombe aux confins de l'univers .
Je vois les mouetes s'éloigner au-dessus de l'eau, je ne peux les suivre mais qu'importe, mon regard balaye de droite à gauche, je cherche l'endroit de mes désirs.
Trouvé, à ma gauche se trouve un falaise, à vue d'oeil il doit bien y avoir 25 mètres entre le sommet de cette falaise et la surface de l'eau, c'est bien assez, de plus il n'y a aucune civilisation aux alentours, personne pour me regarder, je vais profiter de ce calme.
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Nous revoici donc en haut de cette falaise, les pieds sur son bord, j'attends.
Il faut y aller maintenant, de toute façon personne ne me retiendra, personne ne viendra m'empêcher de sauter.
Je rouvre les yeux pour contempler une dernière fois le monde dans lequel j'ai vécu, le soleil commence à se coucher faisant reflèter sa couleur rougeoyante sur les nuages.
J'ai mal, ma blessure au front a dû sérieusement d'infecter au point que mon corps vacille, mon âme commence déjà doucement à sortir de moi.
Comment suis-je arrivée là ??
Ma schizophrénie a tué mes parents et un tas d'innocents qui n'avaient rien demandé. Schizophrène, si Naruto ne me l'avait pas dit je crois que je continuerais encore à croire au miracle, le fait que je sois la seule rescapée à chaque fois, il faut que je disparaisse pour le bien de ces pauvres gens, pour ne pas que mon autre personnalité prenne le dessus sur moi à tout jamais et que je devienne un être abject assoiffé de sang sans arrêt et qui tue sans aucun état d'âme.
J'entends la falaise qui craque, de plus en plus fort, je me retourne et je tombe, tombe, tombe, je ferme les yeux une dernière fois et laisse mes larmes recouvrir mon visage dans l'ultime moment de ma vie .
Des larmes chaudes roulent sur mes joues, et tombent dans le vide.
Une dernière pensée traverse mon esprit avant que mon corps ne se noie dans l'immensité de l'océan. Je ne veux plus être un danger pour les autres
.
Sakura
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